Pourquoi je photographie


 

Parce que la vie va vite, mais les images, elles, restent

J’ai commencé à photographier avant même de comprendre que ça s’appelait “faire de la photo”.

À 10 ans, j’ai dégainé un appareil jetable pour capturer mes copains le dernier jour de CM2. Je savais que la suite ne serait plus jamais pareille. Alors j’ai voulu garder une preuve.

La vérité, c’est que je n’ai jamais arrêté cette manie de tout retenir.

D’abord avec un argentique que je faisais développer fièrement au magasin photo Henry à Muret.

Puis un compact numérique acheté à 15 ans.

Et plus tard, un vrai boîtier offert grâce à notre cagnotte de mariage.

Là, j’ai plongé dans la photographie pour de bon.

 

Puis Anna est née. Puis Jules.

 

Et pendant longtemps, j’ai mis la photo en pause.

Pas par manque d’envie : simplement parce que la maternité m’a happée. Comme pour beaucoup, les nuits hachées, les priorités qui changent en permanence et le sentiment de vivre en mode survie ont fini par reléguer mon appareil au fond d’un tiroir. Je me disais : “plus tard…”.


Mais pendant mes grossesses, j’ai tout de même tenu bon pour une chose : les séances maternité et naissance avec la talentueuse Céline Zed.

Ces images là sont devenues mes trésors.

Elles me montrent une version de moi que mes souvenirs fatigués avaient malmenée.

Et quand je regarde ces photos, tout ce chaos disparaît.

Elles me rappellent une vérité que j’avais oubliée : j’étais bien plus forte, plus sereine, et plus confiante que ce que je croyais.

C’est exactement ce que je veux offrir aux autres aujourd’hui : une mémoire fiable, une trace tangible de leur bonheur, une preuve qu’au milieu du quotidien, il y a énormément d’amour — et qu’il mérite d’être gardé précieusement.

 

 

Créer des images comme des preuves.

Preuve qu’au milieu du quotidien, il y a énormément d’amour.